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Le bløg d'un vétø qu'a chø!

2/27/2008

Unlucky me? Come on !!!!!

Bon en quelques mots,
 
un disque dur externe de foutu: 150 giga de données perdues
un ordi qui remerde comme l'année dernière (exactement le même problème): retard dans le boulot et obligé d'en louer un.
 
Sinon ça va, je commence à prendre mes repères dans la ville (à force d'aller courir dans les magasins d'ordi à droite à gauche), et je suis toujours aussi bien à la GuestHouse. Ce weekend on devrait aller faire ducheval dans une réserves avec rhinos, girafes, gazelles etc........ Je vous raconterai.
A bientôt
2/18/2008

Let's start the pleasure !!!!

Eh bien voilà, c'est parti et plutot bien parti. Je vous en dis plus demain mais pour l'instant ce n'est que du bonheur......
A demain
8/22/2007

Back to France

 Hi everybody,
 
oulà, presque 2 mois sans nouveau billet posté sur ce blog, mais que s'est-il donc passé? Ben comme je vous le laissais entendre dans mes précédents posts, mon ordi m'a définitivement lâché début juillet lorsque j'étais encore à l'île Maurice. Donc outre le fait que cela m'a mis dans une belle mouïse pour faire mon boulot normalement, et bien cela ne m'a pas facilité la vie non plus pour donner des nouvelles.
Petite mise à jour donc depuis le 24 juin: le mois de juillet a été aussi chargé que le mois de juin niveau boulot et outre une petite visite réunionnaise à la mi-juillet qui m'a fait très plaisir, je n'ai pas trop vu le jour avant mon départ le 1 août, d'abord pour la Réunion (4 jours) puis le 6 aout, pour la France.
Retrouver ses pennates a du bon car, même si on laisse un petit peu de soi là où on a vécu presque 4 mois, pour mon cas, le retour à la maison signifiait la fin d'une série de galères et d'une grosse période de stress (avant la prochaine bien sûr).
Maintenant je me trouve à Montpellier depuis une semaine où je vais m'atteler à coucher sur papier mes aventures mauriciennes. Bon ce ne sera pas un roman mais seulement un rapport bien que, dans une certaine mesure, il pourrait prendre une dimension romanesque aux vues de toutes les péripéties rencontrées.
Pour me faire pardonner de ce long silence, je vous mets en cadeau quelques photos que je vous avais promises.........
A très bientôt pour la suite de mes aventures (qui pourraient bien se poursuivre dans l'Océan Indien....)
 
++
 
Matt
6/24/2007

On joue à "Cache-cache à l'eau" ???


Bonjour, bonjour,
 
juste quelques lignes pour vous raconter mes aventures dominicales. Car c'est vrai, je l'avoue, j'ai fait une petite entorse à la routine hebdomadaire de mes week end depuis le 1er juin. Je ne suis pas allé effectuer mes habituels prélèvements de sang et tiques sur des cerfs fraichement tués du matin lors de la partie de chasse rituelle de quelques nantis blancs de l'île. Je l'avoue, je plaide coupable mais que voulez-vous, une sortie baleine ne se refuse pas non? Ce n'est pas tous les jours que l'on vous offre la chance d'aller observer des baleines à bosse  qui ont parcouru des milliers de kilomètres depuis les eaux glaciales de l'antarctique jusqu'aux eaux chaudes de l'Océan Indien dans le but de mettre bas ou de se reproduire (vous avez pu remarquer que j'aime bien les phrases à rallonge ;-) ).
 
Donc 10h ce matin: nous voici partis de Rivière Noire. 10 personnes dans un bateau motorisé par 2 gros moteurs de 115 chevaux chacun. Le temps est couvert voir à la pluie mais de grandes trouées de ciel bleu pointent au dessus de l'Océan. Les troupes sont très motivées pour cette première sortie baleine de l'année. Il faut préciser que la plupart des personnes sur le bateau travaillent en relation avec les mammifères marins (à part moi). Outre le pilote et son assistant dont le dolphin watching constitue leur gagne pain (= emmener les touristes tôt le matin voir les dauphins),  certains travaillent pour des ONG (Mauritius Marine Conservation Society, ONG sur la conservation du littoral), d'autres travaillent pour la Commission de l'Océan Indien (pour la création d'un réseau entre les différents parcs marins des îles de cette partie du globe) etc...
La journée s'annonce prometteuse, au programme: petit détour par la baie de Tamarin en remontant vers le nord pour voir quelques dauphins (s'ils y sont encore), puis cap vers Port Louis en restant à seulement quelques miles de la côte et en scrutant la surface attentivement pour essayer de détecter caudale ou souffle de baleine. Enfin, si notre recherche reste vaine, nous redescendrons tranquillement vers le sud mais un peu plus au large cette fois pour tenter de voir des cachalots.
 
La première étape se solde par un succès. Après seulement quelques minutes d'attente à l'endroit habituel des dauphins le matin , les voici qui pointent leur nageoire dorsale. Grande première pour moi puisque je n'avais jamais vu qu'un pauvre marsoin esseulé au fin fond d'un fjord norvégien (et j'étais en voiture donc à une bonne centaine de mètre de lui). Ici, un groupe d'une trentaine d'individus s'éloigne vers le large pour aller casser la croûte ou alors fuir les touristes sangsues, véritables paparazzis de ces stars qui n'aspirent qu'à un peu de tranquillité. En effet, chaque matin, plusieurs dizaines de bateaux, à moteurs ou catamarans à voile, viennent hanter les eaux paisibles de la baie de Tamarin pour vendre quelques minutes de souvenirs à des touristes paresseux en manque d'exotisme. No comment, ce matin j'en fait un peu partie.......... sic.
Quelques photos plus tard (à voir sur ce même blog), nous voici repartis à toute allure vers le nord. Ca déménage car une houle bien formée strie la surface de l'Océan et rythme notre escapade tel le mouvement du rocking chair rythme la sieste de papi créole....... en un peu plus violent. De plus, les embruns que l'on se prend dans la mouille se chargent de nous tenir bien éveillés (le bateau est un très gros zodiac à boudins gonflables sans cabine). Enfin, nous avons une mission: scruter attentivement la surface de l'eau......disons plutôt scruter le troupeau de moutons blancs disséminé par monts et par vaux aquatiques. Pas évident de repérer quelques choses lorsque tout d'un coup la mer se souleve de 3-4 mètres avant de nous replonger au creux de la vague. Quelques "Ah je crois que j'ai vu un souffle par là-bas!!!" - "A droite?" - "Non, non, par là !" - "Tout droit?" -"Euh....... ben en fait que crois que c'était rien......" plus tard et on décide de s'éloigner un peu de la côte à la recherche de cachalots.  Entre temps on a quand même vu 2 poissons volants....... deuxième première pour moi. C'est assez marrant à voir. Un corps de ........ poisson mais plutot profilé aérodynamique, vous voyez le genre, avec 2 ailes formées par des nageaoires pectorales hyperdéveloppées et tranparentes telles les ailes de libellulles. Le soleil s'y reflète d'ailleurs lorsqu'ils volent sur plusieurs dizaines de mètres. C'est un beau spectacle.
Tout à coup, un grand rassemblement de poisson au loin à babord nous intrigue (alors droite ou gauche? Facile, une lettre dans la première syllabe de babord ou tribord ne se retrouve que dans un seul des mots droite ou gauche et nous indique ainsi qui correspond à quoi........ à vous de trouver). Nous nous approchons...... rien à signaler hormis une frêle embarcation de pêcheurs tout absorbés à leur besogne. Mais ce petit crochet n'aura pas été vain puisque quelques minutes de navigation plus tard et  notre vaillant skiper qui s'exclame "Droit devant.......un gros souffle !!!". Tout le monde écarquille ses mirettes et attend que l'on passe la prochaine vague pour en être sûr mais oui, c'est bien un cachalot qui croise tranquillement à une 50aine de mètre devant nous. Malheureusement, le temps de se rapprocher un peu plus et ce gros mastodonte de 12 mètres s'enfuie telle une vierge effarouchée et ne nous laisse que le spectacle de sa nageoire caudale s'enfonçant dans les profondeurs abyssales, refuge sain et sûr. L'Ocean Indien atteint déjà ici dans les 1000 mètres de profondeurs. Mais nous n'avons pas dit notre dernier mot. Nous persévérons dans notre recherche et notre attente paye. Plus que ça, c'est le jackpot.
Que dire. Disons juste que les plus téméraires ont décidé de se jeter à la baille histoire de pouvoir approcher de plus près ces énormes sous marins géants sans trop les apeurés. Notre nouvelle cible en vue, le bateau reste à une 30 aine de mètre du cachalot et ni une ni deux, nous nous jettons à l'eau (je suis 2 de mes compagnons de fortune) et nous palmons de toute nos force avant que le géant ne plonge. Si la tiédeur de l'eau est agréable, le bleu profond de l'océan sous moi me fout un peu les chocottes, même si la visibilité est excellente. Je reste donc pas trop loin de mes compères et soudain, surgit une dizaine de mètre en dessous de nous une silhouette gigantesque se détachant à peine de la couleur des profondeurs. Le cachalot est là, entrain de descendre tranquillement dans des contrées probablement moins bruyantes et plus paisible. Cette rencontre a été fugace mais incroyable, et ce n'est pas fini....... A peine remontés sur le bateau, nous parcourons quelques dizaines de mètres et nous revoici à l'eau, nageant à toute allure en direction de nos prochaines cibles car ce coup-ci il y en a deux. Mais pas n'importe quel couple, un baleineau et sa maman cachalot. Et là truc de ouf...... bien qu'ils aient tous les deux plongés tranquillement à la verticale, leur progression s'arrête entre deux eaux, entre 30 et 40 mètre de profondeur car le petit à faim, si si! La maman cachalot est revenu au point mort et reste tranquillement en stand-bye, la tête en bas, pendant que son petit tourne autour d'elle pour tèter. C'est dingue, et nous nous sommes presque juste à l'aplomb d'eux, je plonge même d'une dizaine de mètres pour voir encore mieux. Le spectacle est grandiose. Je n'aurai jamais cru vivre ça un jour. Je vous laisse imaginer.
Mais ce n'est pas fini, non non....... Nous remontons sur le bateau, chacun décrit ce qu'il a vécu, ressenti. Un autre petit groupe était allé voir un autre cachalot qui croisait devant le bateau. Chacun échange son expérience. Mais les yeux perçants de notre skiper détecte un autre groupe de cachalots. Il nous approche, moins loin que d'habitude -on dirait que les cachalots commencent à s'habituer au bruit du moteur-. Nous nous jetons à l'eau. Denis part en premier, appareil photo étanche à la main. Je pars à toute berzingue à sa poursuite et le rejoins juste au moment où les cachalots entre dans notre champ de vision.  En surface il y a un petit et 2 adultes à ses cotés. Denis est tout occupé à les prendre en photos et n'a pas vu, une trentaine de mètres sous ses pieds, un énorme cachalot qui remonte, à la verticale de sa position. Moi qui suis en retrait j'assiste à tout le spectacle et j'avoue que j'ai une petite frayeur. Après tout, même si ce sont des grosses bêbêtes censées être pacifique, avec le petit dans les parages on ne sait pas trop comment elles pourraient réagir. Ce gros géant remonte donc doucement et j'en vois même un autre une 50 aine de mètre à sa droite qui lui, est à l'horizontal. C'est un spectacle de fou. Denis qui a enfin vu le gros plein de soupe sous ses pieds revient tranquillement mais de toute façon ce dernier avait amorcer d'un léger coup de queue, une courbe pour se rétablir à l'horizontal à s'éloigner de nous. Nous observons les yeux écarquillés cette scène, 5 cachalots s'éloignant tranquillement. Une fois au bateau, les personnes restées sur le bateau nous indiquent aussitôt un gros cachalot droit devant le bateau à distance de nage. Donc même pas le temps de remonter et nous revoilà reparti à fond les ballons dans la direction indiquée, moi en tête juste suivi par Denis, les 3 autres qui nous accompagnaient sont remontés dans le bateau. Mais nous ne nageont pas bien longtemps car tout d'un coup on nous fait des grands signes pour revenir au bateau. Moment de flottement, on ne comprends pas exactement pourquoi ils nous rappellent. Je continue un peu mais entre 2 vagues je crois entendre le mot requin. Ce coup-ci je lève franchement la tête et devant les mouvements de bras insistants, je mets le turbo pour rentrer au bateau. Effectivement, ils ont cru appercevoir un aileron qui avancait bizarrement, et pas très très loin du bateau. Bon, après discussion et surtout avoir vu d'autres cachalots plus loin plonger, il semblerait qu'en fait c'était la nageoire pectorale d'un cachalot qui plongeait en faisant une petite pirouette sur le coté. Quoiqu'il en soit, notre ballade aquatique en reste là, dans le doute........ et on a eu notre compte d'émotions pour la journée.
Nous rentrons donc à fond la caisse à Rivière Noire sourire aux lèvres. Alain notre skiper s'en donne à coeur joie pour faire chanter dès qu'il le peut les 230 chevaux de son navire.
14h30, fin de la journée, on s'échange les adresses mails pour se partager les photos et on se promet de remettre ça.
Pas de pb!!!
 
Sinon, les nouvelles........................ ben ça va :-).
 
 
  
PS: pour la vidéo, passez la image par image si vous voulez voir quelque chose et ne pas attrapper le mal de mer et vomir..... A bon entendeur
 
Matt
6/15/2007

Mauritius: euh...... je compte plus ça passe trop vite.....

Salut les amis,
 
je sais je sais, les nouvelles ne sont pas très régulières............ désolé, aucune excuse. En fait c'estqu'il n'y a rien d'extraordinaire à raconter. Le boulot me prend beaucoup de temps puisque je fais deux à trois journées de prélèvements entre le le lundi et le vendredi plus le samedi et le dimancje, donc 5 jours/7. Les 2 jours qui restent, je les passe pour l'instant à organiser tout cela, passer des coup de fils (beaucoup de coup de fil), donner des cours d'épidémio à 2-3 vétos ici etc..... Bref, je ne chôme pas mais ce se déroule pas trop mal pour l'instant.
Petit rappel pour les retardataires, je fais une étude sur les cerfs de l'ile Maurice (dans le but de voir si des maladies circulent). Pour cela je me rends dans les propriétés qui possèdent des cerfs et qui en abattent lors de parties de chasse. Au moment du partage et du découpage du gibier, j'effectue des prélèvements de sang, je récolte des tiques, j'examine les poumons, le coeur, les noeuds lymphatiques et je soumets un petit questionnaire au manager des lieux.
Je n'ai donc plus trop de temps pour les loisirs mais le boulot me permets de visiter l'île dans ses moindres recoints et il y a des chassés qui méritent le coup d'oeil.
En plus, il y a des propiétaires qui m'invitent à leur partie de chasse. Je vais donc participer dimanche matin à la première battue de ma vie. Bon, ils m'ont dit que je pourrais descendre mon premier cerf.......... on verra. L'idée ne me plaît pas plus que ça. Si j'ai choisi le métier de véto, c'est plus dans le but de voir des animaux en bonne santé que de leur tirer dessus. Je vous raconterai tout ça.
A bientôt
 
Matt
6/5/2007

Mauritius 5eme semaine et des brouettes.......

Bon, n'ayant que des petites difficultés s'ajoutant les unes aux autres, je préfère ne pas développer et juste vous dire que ma vie mauritienne se poursuit désormais au rythme des parties de chasse. Le rythme du boulot s'est accéléré et du coup celui des sorties s'est beucoup ralenti (je travaille maintenant le samedi et le dimanche aussi). Mais je me plais toujours autant et l'ambiance reste excellente.
A bientôt
5/24/2007

Mauritius: 4ème semaine

Hi everybody,
 
what's up in your country? Ici ça va pas mal même si l'hiver mauricien s'installe tranquillement ce qui signifie des températures un peu moins élevées (autour des 20°C mais quand même presque 30 sur la plage) et surtout une petite pluie toute fine qui tombe assez régulièrement..... parfois je me croirais à Nantes. Cependant, la diversité des microclimats de l'île fait que même s'il pleut à Réduit, 15kms  plus au nord à Port Louis, le temps est sec et sans un nuage.
Cette 4ème semaine a été assez tranquille. Le week end dernier j'ai testé les boites mauriciennes. Vendredi soir, sortie à l'Ebène club avec mon voisin d'en face (distibuteur des skates, rollers et trotinettes sur l'île). Après 10 min de scooter, nous voici devant l'entrée d'un club assez select (apparement c'est plutôt le gotha de l'île qui vient se montrer ici) pour ne pas dire VIP puisque c'est censé être une soirée privée et l'entrée ne peut se faire que sur invitation. Bref, après 10 min d'observation et surtout de patience afin qu'un groupe d'indiens alcoolisés et non autorisés à investir les lieux dégarpissent, je négocie avec la grosse baraque d'un quintal et demi qui fait office d'ouvreur (ou de videur, ça dépend du point de vue) qui finalement il nous laisse entrer, la peau blanche d'un étranger faisant un peu office de sésame (c'est malheureux mais c'est bien la réalité).
A l'intérieur, rien d'extraordinaire ni dans la musique, ni dans le prix des bières comparé aux nuits européennes. J'attends ce weekend pour aller dans un lieu un peu moins prout- prout (Opium ou Enigma, vaste programme).
Le samedi pluvieux m'a incité à bosser un peu et faire un tour sur le grand marché fruits et légumes de Quatres Bornes (épuisant tellement il y a de monde mais ambiance très sympa). Le dimanche par contre, le beau temps à autoriser l'habituelle sortie desormais à la plage de Flic en Flac mais ce coup-ci, accompagné de mes nouveaux acolytes: Amir, Abdul et Moin. Première sortie en dehors de Quatres Bornes depuis que ces trois sympathiques indiens sont sur l'île soit 2 bon mois. C'était donc un petit évènement pour eux et une journée riche en découverte puisqu'ils ont découvert les joies du masque et du tuba en nageant leur premiers mètres en brasse (donnant lieux à de franches rigolades puisqu'ils commencent à avoir un peu la frousse dès que l'eau arrive au dessus de leur nombril :-) ). Ce qui est sûr, c'est qu'on remet ça dimanche et ce sera aussi pour leur sortie dominicale rituelle.
Coté boulot, rien de bien nouveau. Prélèvements le mardi et levé à 3h45 du mat' pour allez échantillonner une petite 30 aine de cerfs à Case Noyale au sud ouest de l'île. Une fois fait, direction l'abattoir de Port Louis où je suis déjà connu comme le loup blanc par tous les employés de la chaîne petits ruminants pour examen des noeuds lymphatiques para-thyroidiens, bloc coeur poumons et recherche de tiques (fructueuses puisque j'ai récolté mes premiers Amblyoma variegatum -dont un couple en plein ébat amoureux lol- et Boophilus, pour les connaisseurs).
La routine s'est donc installée mais pas pour très longtemps je pense puisque dès vendredi prochain la saison de chasse commence et donc mon rythme de travail et surtout mes visites sur le terrain vont très sensiblements s'accélérer.
A bientôt pour plus de news.
Bises à tous.
 
PS: plein de courage aux deux écloppés de ma famille et bon rétablissement
 
Matt
5/16/2007

Mauritius, 3ème semaine

Bonjour à tous,
 
presque 3 semaines déjà se sont passées, pas mal de choses ont changé et j'ai enfin commencé le terrain.
 
Coté vie de tous les jours, ça va pas mal. En gros, une journée type commence à 7h30 par une douche sous un filet d'eau aussi gros que mon petit doigt (ben c'est un peu l'heure ou tout le monde prend sa douche j'ai l'impression). Bref, il me faut pour le coup 20 bonnes minutes pour me rincer...... Un petit dej' plus tard, le Dr Gya, qui habite Quatres Bornes, passe me prendre (ou bien je prends un bus rempli d'étudiantes :-) ) et direction Réduit pour la Section des Services Vétérinaires du ministère de l'Agro-industrie. Le midi je casse une petite croûte aux abords de l'université (qui se situe à 50m de mon bureau). Au menu, j'essaye de varier entre les "pains" (sandwich de pain rond avec ce que tu veux dedans, carry divers, saucisses, préparations à base de légumes....) ou les rotis (ce sont des crêpes qui remplace le pain rond, tu mets la même chose dedans). Bon c'est un peu monotone mais j'ai repéré un petit snack un peu plus loin qui fait des soupes chinoises, des noodles, des riz frits..... je vais aller y jeter un oeil. En général, j'aggrémente tout ça d'un ananas tout frais ou bien de gâteaux piments ou d'un truc sucré dont je ne sais ni le nom ni ce qu'il y a dedans mais ça se mange bien.
La journée se termine tôt puisque on me met dehors vers 15h45. Donc re-bus (blindé), et là je troque ma tenue de travail (jean-chemise) contre une tenue plus locale (short-tongues) même si depuis 2 jours le temps s'est bien rafraîchi (entre 18 et 24°C le jour, moins de 15°C la nuit). Je profite donc de ma fin de journée pour faire quelques courses ou essaye de réparer mon ordi qui va bientôt me claquer dans les mains (j'ai l'impression et ça me fait bien flipper d'ailleurs).
Sinon je fais une partie de dominos en buvant un thé mode indienne avec mes 3 nouveaux amis  de l'étage du dessous: Amir, Mouine (en phonétique) et Abdul (lol, ça faisait une éternité que je n'avais pas jouer aux dominos mais ils y jouent tout le temps). Ils viennent de Bombay (Mumbay maintenant) et travaillent depuis quelques mois à Quatre Bornes dans les logiciels de téléphones portables. Bref, ils sont très sympathiques notamment Amir qui veut apprendre le français (il a un accent excellent lorsqu'il essaye de le parler) et en contre partie essaye de m'apprendre l'indie. Je pense que je vais pas mal trainer avec eux.
 
Coté visites, je continue mon exploration de l'île. Après l'ouest, le nord et l'est, il me restait le sud pour achever mon tour de l'île. C'est en partie chose faite puisque samedi dernier nous sommes allés avec Hubert visiter un parc que se situe près de Souillac, vers la rivière des anguilles. Bon, pour être honnête, ce parc est un vrai attrape-touriste (il n'y a aucun Mauricien d'ailleurs à part le staff du parc mais ques des Japonnais, Français et même des espèces de bimbos russes logeant certainement dans l'hotel 5 étoiles du coin, coiffées d'improbables chapeau et ne sachant probablement même pas situer l'Ile Maurice sur une carte, bref...). On peut y   voir  notamment, outre des pintades....... russes...... mais aussi des vrai pintades africaines, des tortues terrestres centenaires (et énormes), quelques macaques, des poissons et l'attraction principale: un élevage de crocodiles du nil.
Du coup, le resto du parc en propose au menu mais je dois vous dire, pour avoir gouté un steack de croco, qu'il n'y a rien d'extraodinaire (surtout vu le prix que vous payez, au moins 8 bols renversés). Bref, ça ressemble un peu à du Sarko, du poulet déguisé quoi.....
Nous avons donc terminé la visite sans trop s'attarder pour pouvoir se ballader le long de la côte. Nous l'avons rejointe après une bonne heure de marche complètement perdu au milieu des champs de cannes à sucre. La côte sud est vraiment très différente de tout le reste du littoral mauricien. En effet, pas de plage de sable fin donnant sur un beau lagon d'eau turquoise, mais des falaises d'un quarantaine de mètres de haut plongeant directement dans le bleu profond de l'Océan Indien. Nous avons donc profité du spectacle en marchant sur un magnifique chemin..... privé (forcément puisque nous avions sauté une cltûre pour y accèder), je vous le donne dans le mille, un hôtel, un de plus.
Retour ensuite au milieu de nos champs de cannes à sucre pour essayer de retrouver la route et accessoirement un bus qui nous reconduira à Quatre Bornes (via Curepipe, 78 roupies aller-retour, une bonne heure et demi avec le changement par trajet). Mais tout ne s'est pas déroulé exactement comme prévu puisque sur le chemin, voilà que nos 2 assoifés de ti' blancs tombent, en entrant dans une boutique faisant bar, sur un grand blanc (un français venu faire des affaires à Maurice). Bref, on sympathise et il nous invite à venir boire un verre chez lui, étant le proprio de cette nouvelle boutique et le bar n'étant pas encore en service. On fait donc plus ample connaissance devant un Phoenix bien fraiche et ressucitante et les pieds quasiement dans l'eau puisque son terrain arrive à la plage. Il se trouve que ce très sympathique monsieur, originaire du sud ouest de la france, est entrain de monter une petite entreprise pour élever des canards et faire du...... foie gras. Si si, et il fournira tous les hotels de l'île). Donc c'est assez marrant que je tombe sur quelqu'un qui connait pour le coup très bien les autorités sanitaires de l'île (et notamment les personnes avec qui je travaille) ainsi que les acteurs des autres filières. On discute donc pendant une bonne heure puis il nous lâche à la gare routière de Souillac après un petit tour sur la côte en direction de la rivière de galets, une visite de son site et la promesse de nous inviter à la prochaine soirée séga du coin (qui sont très très sympathique d'après lui).
Journée bien rempli donc qui se termine dans un petit bouiboui chinois à Quatre Bornes pour un plat de mine reconstituantes.
 
Le dimanche est beaucoup plus cool puisque je vais à Flic en Flac me faire dorer la pillule et admirer le spectacle de la houle provenant de l'Antarctique. Les vagues de 4-5 mètres s'écrasant avec fracas sur la barrière de corail sont vraiment impressionnantes. Les mauriciens présents ne s'y trompent pas car il y a très très peu de personnes dans l'eau bien que les vagues aient perdu de toute leur puissance en arrivant dans le lagon.
 
Coté boulot maintenant, bien que je n'ai toujours que O€  en poche pour acheter du matériel, j'ai effectué mes premiers prélèvements mardi matin (5h30) avec des tubes cédés par les Services véto et gracieusement recyclés à mon attention. J'avoue que c'était assez folklode voir ces 42 pauvres cerfs être tués par une balle de 22 long Rifle en pleine tête pour être ensuite égorgés à même le sol, stockés dans un coin avant d'être pesés puis transportés à l'abattoir où ils sont dépecés et évicérés. C'était surtout folko d'essayer de remplir mes tubes à la frontale en allant de cerfs à cerf et, du coup en n'ayant pas le temps de faire tout les prélèvements que je voulais pusique les frottis sanguins sont tombés à l'eau (par manque de temps et surement d'organisation de ma part, on tachera de mieux faire la prochaine fois). Quoiqu'il en soit, 1 heure et des brouettes  plus tard, me voici à l'abattoire de Port Louis.Bon effectivement, ce n'est pas le grand luxe mais c'est moins pire que je ne m'y attendai. Disons que c sommaire, sans chichi ni fioritures, ni charlottes, casques, casaques ou gants et avaec un certain petit bordel pour la circulation des personnes mais bon..... J'inspecte donc pendant une heure mes carcasses en m'attardant sur le bloc coeur poumon et sur les NL parathyroidiaux à la recherche vaine de lésions de tuberculose (forcément, sur des animaux de un an, un an et demi, j'ai peu de chance d'en trouver).
Ma mission accomplie, c'est avec un véto inspecteur que je rentre à Réduit après un détour dans le nord puisqu'il m'a fait visiter toute la côte depuis Trou aux Biches. Les Mauriciens sont vraiment extrèmement sympas.......
 
 
Voilà en tout cas pour une 3ème semaine. Plein d'autres aventures se profilent à l'horizon, je vous raconterai tout cela.
 
++
5/11/2007

Mauritius: 2ème semaine

Deux semaines se sont déjà écoulées depuis mon arrivée mais j'ai l'impression que je suis arrivé hier tellement le temps passe vite.
Cette semaine a été courte mais assez dense. En effet, après un long weekend de 3 jours passé en compagnie de ma famille réunionnaise venue à Grand Baie pour leur semaine de vacances (je vous laisse admirer les photos), me voici de retour au bureau mardi matin. A peine le temps d'éplucher les 40 mails reçus depuis vendredi soir et Jacqueline passe me prendre pour aller déjeuner à Port Louis en compagnie de la secrétaire de la MMPA (Mauritius Meat Producer's Association = association des éleveurs de cerfs extensifs). Retour à Réduit après un bon repas et le recueil d'informations intéressantes qui vont me permettre enfin d'établir mon protocole d'échantillonnage pour les élevages extensifs. Mercredi, après une journée dédiée à la préparation de mon futur travail de terrain (qui devrait commencer mardi prochain), je rencontre Eric Cardinale (CIRAD Réunion) en visite à Maurice pour 2 jours et avec qui je discute pas mal de mon sujet de stage. Je déjeune avec lui le lendemain ainsi que Jacqueline et participe à 2 réunions qui ont pour but de commencer à batir un réseau d'épidémiosurveillance entre autre concernant toute la région Océan Indien. Ce projet est vraiment très prometteur et attractif....... à suivre.
Concernant mon projet, les choses ont un peu changé, voir beaucoup mais je devrai quand même réussir à faire quelque chose (notamment du diagnostic d'hémoparasitoses) avec les peu de moyens dont je dispose pour le moment (c'est à dire environ...0€).
Sinon, je pense que ce weekend va se passer tranquillement au bord de la mer (je vais voir pour faire de la plongée en bouteille) avec probablement la découverte des boites de nuits mauriciennes. Je vous raconterai tout cela la prochaine fois.
Bon we à tous
 
Matt
 
5/3/2007

Mauritius: 1ère semaine

Salut à tous,
 
eh non, ce blog n'est pas mort! Il vit un peu au rythme de mes voyages et donc, après une longue escale en France, voici qu'il reprend du service pour vous faire part de mon séjour dans une petite île paradisiaque perdue dans l'Océan Indien: l'Ile Maurice.
 
Après 6 mois le c.. sur une chaise, je repasse enfin à l'action pour 3 mois et demi. Objectif: effectuer un bilan sanitaire de l'élevage de cerfs de l'Ile Maurice (si si, des cerfs, il y en a même presque 70 000). Bon je dis bien, objectif........ vous comprendrez plus tard.
 
Mais avant de continuer, un petit retour en arrière. Fin septembre 2006: début des formations CES Epidemiologie Animale et CEAV PAthologie Animale en Régions Chaudes. Quelques démanagements entre Paris, Montpellier et Toulouse plus tard, et nous voilà mi-mars. Retour sur Montpellier pour 2 semaines et un  module complémentaire sur la Faune Sauvage et le développement (très intéressant d'ailleurs) ainsi que la préparation du stage. Décollage prévu le 25 avril.
Entre temps, premier rempla en tant que véto dans un petit cabinet de la Meuse, histoire de commencer à se forger une petite expérience en libéral (on ne sait jamais comment le vent peut tourner) et faire quelques sous. Bon je l'avoue, je n'avais pas choisi la situation la plus confortable pour un premier rempla: cabinet canin en campagne tenu par un seul véto. Bref, se retrouver seul aux commandes du navire pour la première fois, à gérer des cas de m....... un peu plus que je ne l'avais imaginé et être de garde 24h/24, c'est un peu stressant. D'un autre coté, il faut bien commencer un jour et aucun premier rempla n'est pas stressant je pense. Bref, ce fût 10 jours intenses qui se sont au final plutôt bien passé....... disons qui se sont passés.
 
Nous voici donc mercredi 25 avril. Levé 5h45, départ en train de Nancy. Un métro et un RER plus loin et me voilà à Roissy. Bagages enregistrés sans problèmes (malgré le surpoids habituel, il faut décidément que j'apprenne à voyager léger) et me voici dans l'avion pour Londres. Changement d'avion de justesse après une queue interminable pour le passage des bagages à main aux rayons X. J'en profite pour faire la connaissance de Pierrot, un gars très cool, 25 ans, accompagnateur en moyenne montagne en Savoie et qui part un mois et demi se faire un trek en solo en Himalaya coté indien. J'aurai presque changé mon billet pour le suivre.... ce sera pour une autre fois.
Donc une heure de conversation plus tard pour tuer le temps et un petit sprint dans le terminal londonien pour attraper mon avion et me voilà confortablement installer dans un boeing 747 de la Britsh Airways. 10000m d'altitude, 10000kms, 10h de vol, 10min de sommeil, un James Bond et un carry poulet plus tard et on atterrit à Mahebourg, Ile Maurice.
 
Il est 6h50 mais la douceur du climat me met tout de suite dans l'ambiance. Il doit faire dans les 25 degrés déjà, une chaleur un peu moite mais surtout on sent l'océan tout proche. Mais dès le premier coup d'oeil, je sens que ce sont aussi les gens qui font le charme de cette île. Plus de 50% de la population est indoue, le reste est principalement créole mais il y a aussi des asiatiques, des blancs européens ou sud africains et bien sûr une peu tous les métissages possibles.
 
C'est donc bien fatigué (22h de voyage) mais le coeur léger que je me présente à la douane. Et là, c'est le drâme....... Ayant voulu jouer au gars honnête (et donc n'ayant pas coché la case tourisme), me voici contraint à poireauter pendant une heure le temps que le sous chef, le chef et le grand chef examine mon cas et décident finalement de garder mon passeport et de me dire de me rendre dans les 3 jours (en fait 24h puisque nous sommes jeudi et que les bureaux sont fermés le week end) au service de l'immigration pour régulariser ma situation. Bref, premier problème à solutionner.
 
Quoiqu'il en soit, me voici enfin en dehors de l'aéroport. Jacqueline (manager de la coopérative d'éleveurs de cerfs avec qui je vais travailler) m'a attendu patiemment et me conduit à mon logement. Premier vrai contact à la vie mauricienne, la conduite à gauche. Je m'y étais un peu préparer et donc je réussi à me diriger directement à gauche de la voiture pour monter coté passager mais une fois sur la route, l'impression est bizarre. On a vraiment la sensation de fonctionner à l'envers. Bon ça a tendance à s'estomper avec le temps mais au bout d'une semaine, je regarde toujours à gauche en premier avant de traverser la rue (au lieu de regarder à droite).
 
Prise de possesion de mon logement. Il est assez conforme à la description que l'on m'en avait faite bien que les finitions ne témoignent pas en faveur d'un logement tout neuf (mais ne soyons pas trop exigent). J'ai bien une grande pièce en bas avec dans un coin une cuisine ouverte et dans l'autre la "salle de bain" (un petit muret isole un lavabo et les portes pour les toilettes et la douche -très confortable par contre-). Un petit escalier mène aux 2 chambres de l'étage. La première est assez spacieuse avec un grand lit double confortable, une armoire de taille tout à fait honnorable et un petit bureau sous la fenêtre. L'autre est plus petite, ne dispose que d'un lit simple mais donne accès sur la terrasse (en passant pas la fenêtre, on arrive sur un petit balcon sans rembarde de sécurité et équipé d'une petite table et de deux petites chaises en plastique -je ne crois pas que je l'utiliserai souvent malheureusement-).
 
Le temps de prendre une petite douche de me commencer à m'installer et Jacqueline passe me reprendre pour m'emmener sur mon lieu de travil: le ministère de l'agriculture, services vétérinaires. Je suis accueilli très chaleureusement par le Dr Jaumally avec qui je vais travailler. Il me fait faire un tour des locaux, m'indique mon bureau et prend en main mon histoire avec les Services de l'immigration. Ayant le bras long, il passe quelques coup de fils dans quelques bureaux ministériels et il me propose de me faire accompagné dès le lendemain pour règler la paperasse à ce propos.
Jacqueline me raccompagne peu de temps après et je profite de mon après midi pour prendre un peu mes marques. Change d'argent (1€=43 roupies mauritiennes), achat d'une carte de téléphone petite visite sur le marché aux vêtements (le jeudi et le dimanche) et enfin, quelques courses pour garnir mon frigo (la base: riz avec des épices, quelques fruits: ananas, mangue, et le minimum pour le petit dej........+ quelques bières locales).
Une fois rentré, je m'étale sur mon lit pour me réveiller....14h plus tard le lendemain.
 
Le vendredi matin est dédié aux courbettes à l'administration mauricienne pour régulariser ma présence sur l'île. Bon, ce n'est pas la première fois que le cas se présente à eux puisqu'un étudiant français habitant dans la même résidence que moi et arrivé seulement 3 jours plus tôt s'est retrouvé exactement dans la même situation.
Je suis donc parti sur Port Louis (la capitale), très sympathiquement chaperonné par Mr Mungroo, personnage tout en verve qui connait tout le monde à Port louis, du conseiller du Premier Ministre (que nous avons salué) au chauffeur de taxi du coin de la rue. Il a bien du salué une 60aine de personnes en 2h de temps (même certaine qui attendait juste le bus).
La paperasse règlée, Jacqueline m'a emmené visiter le plus gros élevage de cerfs intensif de l'île (avec à coté un atelier de 1800 bovins à l'engraissement, impressionnant). La journée est donc très vite passé et c'est déjà le week end. Je profite de la soirée pour me ballader dans Quatre Bornes (où j'habite). C'est un peu mort, même pour un vendredi soir. Il y a bien quelques petits restos mais à par le casino, pas trop de bars en vue. A voir.
 
Le week end, je teste le réseau de bus. Je me rend donc tout au nord de l'île à Grand Baie le samedi. 88 roupies aller-retour mais 2 heures de bus pas trajet. Le nord de l'île est très plat comparé au sud et recouvert de canne à sucre (comme partout). Par contre, les plages de Grand Baie ainsi que celle située un peu plus au nord sont très petites. L'essentiel de la côte est en fait privé et donc l'accès à l'Océan est barré, soit par des villas soit par des hotels. Mais lorsque l'on y accède, ça vaut le coup: eau turquoise à 26°, plage de sable fin, pas un nuage, peu de touristes en cette saison bien que Grand Baie soit un des grands pôles touristiques de l'île. Je profite donc de mon samedi et me prélasse au soleil et barbote comme un poisson. Cela fait des années que je n'avais pas fait cela et ça détend. Mais bon, au bour de quelques heures, je remets mes sandales pour quelques kilomètres d'exploration à pied. Rien de bien intéressant si ce n'est des boutiques pour touristes. Je rentre donc à mon pied à terre en "choisissant" un bus que longe la côte. Première journée de plage réussie malgré tout.
 
Le dimanche, je décide de jouer la proximité et je me rends à la plage de Flic en Flac. 19 roupies et 1/2 heure plus tard dans un bus rempli de gens et de musique à fond (séga et reggae), me voilà arriver sur une magnifique plage telle que l'on en voit sur les cartes postales. Mais l'ambiance est beaucoup plus locale que touristique (d'ailleurs seuls quelques anglais et japonnais pointent à l'horizon mais c'est loin d'être un Tsunami de touristes). En effet, en ce week-end de fin avril, beaucoup de Mauriciens font le pont du 1er Mai et donc se sont installés le long de la plage pour quelques jours. Les tentes sont donc montées, les carry mijotent et les barbecues crépitent pendant que les papas sirotent leur Phoenix (bière locale), les mamans papotent sous les arbres et les gamins s'amusent dans l'eau limpide du lagon, la barrière de corail en fond d'écran. Ils y a pas mal d'ados aussi qui ont ammené leur équipement HIFI et écoutent de la musique ou alors jouent de la guitare et du djumbé. L'ambiance est bon enfant et la journée se passe très paisiblement. Je m'attarde dans l'eau, équipé de mon masque, pour admirer quelques poissons: trompettes, lunes, clown ou autre murène et j'en passe.
Je rentre le soir bien éteint par l'air marin, pas trop cramé (crème solaire à gogo) et ravi.
 
 
Le lundi, après une courte réunion avec le grand chef, Jacqueline passe me prendre et nous allons visiter un chassé (un élevage de cerf extensif) au sud ouest de l'île (à Rivière noire). Je vous laisse voir les quelques photos mais c'est vraiment magnifique. Après un entretien avec le manager des lieux pour comprendre le fonctionnement d'une telle structure, ils nous emmène dans son 4x4 (très utile pour le coup) visiter les quelques 150 Ha à flanc de colline du domaine de chasse. Nous voyons pas mal de cerfs qui sont encore approchable (ils le sont beaucoup moins à la fin de la saison de chasse).
Un resto plus tard (dorade sauce asperge, pas mal du tout), nous visitons un second chassé encore un peu plus au sud vers Baie du Cap. Une fois encore, le domaine est vraiment magnifique. Je pressents que mon travail de terrain (s'il a lieu, ah oui j'oubliais la bonne nouvelle du lundi matin: les financements du projet sont bloqués au niveau du ministère des Affaires Etrangères donc pour le moment je ne peux pas faire grand chose) devrait se dérouler dans des conditions pas trop desagréables.
Le soir, je bois un verre avec mes colocataires indiens arrivés de Bombay pour travailler et je croise le stagiaire français (en galère pareil pour les formalités administratives). Rendez-vous est pris pour le lendemain pour une petite journée à la plage.
 
Comme vous le voyez, tout se déroule pas trop mal pour l'instant même si coté boulot c'est pas gagné. J'ai déjà visité presque tout l'ouest de l'île en 3 jours. Je vais tâcher de découvrir un peu le nord le week end prochain et profiter de la présence de ma famille de la Réunion présente à Grand Baie pour une semaine.
 
Pour l'heure, j'ai enfin accès à internet au bureau (après une bataille pour configurer mon ordi -qui bugge au démarrage d'ailleurs, si vous avez des solutions, je suis preneur-) et donc je mets sur pied pour protocole d'échantillonnage (qui ne va pas être flamboyant) et discute un peu du déroulement des futures opérations.
 
En attendant un week end plongée je pense, bien le bonjour à tous. N'hésitez pas à me donner de vos nouvelles en commentaire ou par mail pour ceux qui ont une de mes adresses.
 
++
 
Matt
 
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